D’ordinaire tous les prospectus qu’on reçoit passent direct de la boîte aux lettres à la poubelle de recyclage, (il faudrait vraiment qu’on mette un autocollant “pas de prospectus” sur la boîte aux lettres, mais on n’y pense pas), du coup ça nous arrive de les ramener à la maison, les regarder, et finir par les jeter de toute façon.
Et un vendredi d’avril, on a reçu un journal des promos de Leclerc pour tout l’équipement de jardin. Et je l’ai feuilleté…
Leclerc annonçait un ensemble de salon de jardin en résine tressée à 199€ pour un petit canapé 2 places + 2 fauteuils + 1 table basse et tout ça avec les coussins d’assise ET des coussins de dossier. 199€ !!!
Je montre ma trouvaille à l’Homme et il me répond :
_ On n’en a pas besoin. On a bien d’autres choses à acheter pour équiper la maison avec des trucs vraiment utiles.
_ Euh… c’est vrai… mais… un jour, on voudra sûrement un petit salon de jardin comme ça et on n’en trouvera pas à ce prix là.
_ Bah on verra ce jour là.
(Ca c’est une réponse d’Homme, mais c’est mal me connaître que de penser que je vais en rester là).
_ Je sais que c’est quand même 200€, mais à bien y réfléchir, ce n’est QUE 200€ pour l’ensemble proposé. Tu sais combien ça coûte ces trucs là ?
_ Non.
_ Euh, et bien moi non plus, mais c’est vachement plus cher. Et à mon avis il ne faudrait pas le laisser passer. On va le voir ?
Je ne lui ai pas laissé le temps de répondre qu’on était déjà chez Leclerc.
L’allée principale était toute bien décorée d’ensembles de jardin qui font rêver… entre 800€ et 2000€… mais aucune trace du salon de jardin avec le prix d’appel de 199€.
J’attrape un vendeur, je lui montre le prospectus et il me répond :
_ Ah mais on n’en a plus ! On en avait que 100 pièces et on a tout vendu en 4 jours ! Vous pensez bien qu’à ce prix tout est parti tout de suite. Et c’est pareil dans tous les Lerclerc. Pas la peine de vous déplacer dans un autre magasin, y’en a plus.
_ Mais je viens de recevoir votre prospectus et la date des promos va jusqu’à la semaine prochaine.
_ Et bien on n’en a plus quand même. Et on n’en aura pas d’autres.
Toute dépitée, je retourne voir mon mari et lui raconte l’échange un peu sec avec le vendeur.
Il attrape le prospectus, l’inspecte sous toutes les coutures et retrouve le vendeur :
_ Dites donc, je suis bien désolé de vous le faire remarquer, mais sur votre produit d’appel il n’y a pas de petite astérisque avec la mention “dans la limite des stocks disponibles”. Et même mieux, dans les mentions légales il est indiqué que le magasin s’engage à avoir la marchandise présentée en stock et que dans le cas contraire un produit de substitution doit être proposé au client pour la même valeur ou plus. Alors on fait quoi ?
_ Euh…… (embêté le vendeur, très embêté même). Et bien vous allez à l’accueil remplir un bon de commande et on va voir ce qu’on peut faire pour vous.
Mon Homme est mon héros !
Là franchement je ne l’ai pas reconnu. C’est moi d’habitude l’emmerdeuse qui est à cheval sur les règles du marketing. Mais là, il m’a sciée !
Et nous voilà en train de compléter le bon de commande (alors qu’au départ il ne voulait même pas du salon de jardin).
10 jours plus tard Leclerc nous appelle pour nous annoncer qu’ils en avaient miraculeusement trouvé un. Bah voilà ! Comme quoi, ça sert des fois les petites mentions légales.

